Les pittoresques coteaux situés entre les gaves de Pau et d'Oloron accueillent ce vignoble réparti sur de nombreuses communes : 74 communes des Pyrénées Atlantiques, 6 des Hautes Pyrénées, et 3 du Gers. On peut distinguer trois aires séparées :
Cépages pour le rouge et le rosé :
A 40 kilomètres au nord de Pau, 36 communes se partagent ce vignoble et produisent environ 75.000 hl. La vigne occupe les coteaux surplombant les petits affluents de l'Adour, mais envahit également les vallées.
Lorsqu'issu du cépage tannat (donc fort en tanin), ce vin peut vieillir 100 ans ! Mais l'emploi exclusif du tannat étant en principe interdit, on l'associe au cabernet sauvignon, parfois au bouchy (nom local du cabernet franc) ou au pinenc (fer servadou). Le vin doit être vieilli en tonneau pendant au moins un an.
Sombre, très bouqueté, solidement charpenté, âpre dans sa jeunesse, surtout lorsque le tannat domine, il faut le boire à partir de 5 à 10 ans, bien chambré, accompagné de cuisine régionale (confits, magrets, gibier) et de fromages pyrénéens.
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Château Montus, d'Alain Brumont, à Maumusson-Laguian. Fait à 95% de tannat, élevé en fûts de chêne, corsé et puissant, il est souvent comparé aux plus fameux Médoc. Clairement, c'est une vedette. 90F le 95 (fin 2001).
D'autres adresses, plus accessibles, sont :
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Ce petit vignoble de 150 hectares, dont le nom signifie "vieux pays" en gascon, est situé sur la même aire d'appellation que le Madiran. Classé AOC depuis 1975, c'est une curiosité. Les vignes sont taillées très haut et conduites jusqu'à deux mètres et plus. Pour cela, elles sont palissées, à 3 fils, selon le procédé pachet-en-renc (piquets en rangs).
Le vin doit aux cépages courbu, arruffiat (ou ruffiac), camaralet, et manseng (plus sauvignon et sémillon) une riche palette aromatique. En général sec, parfois moelleux, ou vif et tendre à la fois, selon l'encépagement et le millésime, mais devant titrer au minimum 12%vol, son goût de miel évoque le Jurançon, avec de délicates nuances florales.
Il se boit frais, dans les 3 ou 4 ans. Lorsqu'il est sec, il peut
s'allier à tous les mets, même les poissons en sauce. Gras et
puissant, il est excellent en apéritif. Moelleux, il est parfait sur
du foie gras.
Celui originaire de Portet serait, dit-on, le plus fin.
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"Un vin qui fait danser les filles", disait Curnonsky.
Devenu AOC en 1970, ce vignoble morcelé compte 210 ha répartis sur 9 communes : Anhaux, Ascarrat, Bidarray, Ispoure, Jaxu, Ossès, Saint-Martin d'Arrossa, Saint-Etienne de Baïgorry, et Irouléguy, ces deux dernières étant les principales productrices.
Les vignes, conduites en hautains, occupent les pentes vertigineuses des vallées de la Nive et des Alduves, à une altitude comprise entre 100 et 400 mètres.
Le blanc (rare) doit être issu de courbu et de manseng, et titrer de 10 à 15%vol. Les rouge et rosé doivent comprendre au moins 50% de cabernet franc et cabernet sauvignon, le reste venant du tannat, et titrer de 10 à 14%vol.
Le rosé, fruité et délicat, doit être bu jeune. L'étiquette porte la mention Hotx hotxa edan qui vous invite à rafraîchir le vin avant de le servir.
Le rouge, autrefois de cépages achéria (proche du cabernet franc ?) et tannat, était déjà fait par les moines de Roncevaux. Il rappelle le Madiran, mais avec plus de rusticité et nettement moins de corps. A boire jeune. Prix environ 35F. L'introduction récente du cabernet sauvignon tend à lui faire perdre de sa typicité. Mais, comme ailleurs, différentes écoles s'affrontent, et le dernier mot n'est pas dit...
Adresses :
Perle du Béarn, ce vin qui a arrosé le baptême d'Henri IV était encore une vedette de notoriété mondiale avant la crise phylloxérique.
Le vignoble s'étend sur 700 ha au sud et à l'ouest de Pau, en plein flanc de coteaux exposés au sud et sud-est, d'accès difficile. La vigne est conduite en hautains sur des sols variés, calcaires, caillouteux, d'autres sablonneux, ou encore argileux.
On y produit deux sortes de vin :
Le Jurançon sec peut être fait de petit et gros manseng, courbu, plus lauzet et camalaret, sans aucune restriction dans les proportions. Dans la pratique, le gros manseng, productif, est prédominant. Les raisins sont vendangés bien mûrs mais non passerillés. Le rendement est limité à 50 hl/ha, et le vin doit titrer de 11 à 12,5%vol. Il est alors sec, nerveux, fruité, très aromatique, à boire jeune (1 ou 2 ans).
Mais le vin traditionnel de la région est moelleux et prend l'appellation
Jurançon.
Ce vin peut être fait des mêmes cépages que le Jurançon
sec, mais lauzet et camaralet ensemble ne peuvent pas y figurer pour plus
de 15%. Le rendement est limité à 40 hl/ha, mais certains
viticulteurs se limitent à 25 hl/ha. Le petit manseng y prend la
première place, car ce cépage très sucré favorise
l'obtention de vins doux. Au contraire, les meilleurs vignerons font peu de
cas du courbu, cépage trop neutre.
Pour bénéficier de cette appellation, la vendange doit être
pratiquée tardivement, jusqu'après les premières neiges
et gelées, pour obtenir des raisins passerillés sur pied; et cela
impose des tries.
Il en résulte un nectar original, à la robe dorée, à
la sève généreuse, qui titre au moins 12,5%vol et se bonifie
en fût de chêne puis en bouteille. Très parfumé, il
présente un goût légèrement épicé de
cannelle et de girofle, et un bouquet de miel, de tilleul, de noisette et d'amande
grillée.
Excellent sur le foie gras ainsi qu'en dessert, il peut accompagner tout un
repas conçu en mélanges aigre-doux.
Meilleurs millésimes récents : 83, 87, 89.
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Bonnes adresses :
Parmi les vignerons pratiquant les vendanges tardives, les vedettes sont
:
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Il s'agit d'un VDQS, depuis 1981. L'aire d'appellation s'étend :
Les vignes dominent l'Adour et ses affluents.
Les rouges sont faits sur des pentes exposées au sud et à l'est.
Lorsqu'ils viennent de sols graveleux, il convient de les boire jeunes.
Les sols plus argileux peuvent donner des vins de garde.
Les sols calcaires de versants exposés à l'ouest sont le domaine
des blancs.
Rouge et rosé doivent être issus du cépage principal, le
tannat, pour au moins 70%. Les cépages secondaires admis sont les
cabernets, le merlot, et le fer. Ce dernier doit entrer pour au moins
30% dans les cépages secondaires.
Les rouges doivent être égrappés avant
encuvage. Généreux mais fins, ils ont le fumet du tannat, et
évoquent le Madiran.
Les rosés doivent être élaborés par saignée. Ils
sont vifs, parfumés, charpentés.
Les blancs doivent provenir pour au moins 50% des cépages
principaux : arrufiac, clairette, et courbu; petit et gros manseng
sont utilisables à titre secondaire.
Ils sont fins et dotés d'un bouquet remarquable.
41 communes des Landes se partagent cette appellation VDQS. Le vignoble occupe des coteaux qui sont les premiers contreforts des Pyrénées, notamment autour de Geaune et d'Aire-sur-Adour, avec des sols de molasses et de sables fauves.
Les rouges et rosés sont issus du tannat (de 25 à 75%),
associé à un très vieux cépage, le fer servadou, ainsi
qu'aux cabernets.
Les rosés titrent au moins 11%vol. Elégants et fins, au nez
aromatique, ils doivent être bus jeunes.
Les rouges, qui doivent titrer 10,5%vol, sont corsés,
chaleureux, souvent encore plus tanniques et rustiques que le
Madiran. Il convient de les attendre environ 5 ans.
Les blancs représentent un tiers de la production. Autrefois, ils étaient
issus d'un cépage local terne et sans grand intérêt, le
baroque, mais l'INAO a récemment autorisé l'emploi de 10% de sauvignon,
sémillon, petit et gros manseng.
Devant titrer au moins 10,5%vol, ils sont secs, fruités, soutenus, à
boire dans les deux ans.
Adresses :