Au Nord de Bergerac, sur la rive droite de la Dordogne, 300 ha de coteaux argilo-siliceux exposés au midi produisent le Pécharmant, appellation rouge.
Ce vin issu de merlot et de cabernets, plus accessoirement du malbec, qui doit
titrer au moins 11%vol, subit un élevage d'un an avant d'être commercialisé.
Il exhibe alors une robe profonde et présente des arômes délicats.
Puissant et bien structuré, plus savoureux et tannique que le Bergerac,
on pourrait facilement, à l'aveugle, le prendre pour un Bordeaux.
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Le Château de Tiregand bénéficie d'un sol minéral contenant une forte proportion d'oligo-éléments. Son vin, vieilli de 20 à 30 mois en fûts, est un très grand rouge qui se bonifie en bouteilles et peut être gardé 10 ans, parfois davantage.
Ce vignoble d'environ 1.000 ha est situé dans une région de polyculture plus réputée pour ses tomates. La production, tricolore à dominante rouge, est à boire dans sa tendre enfance.
Les blancs peuvent être faits de sémillon, muscadelle, sauvignon, et ugni. Pour les rouges, le choix est encore plus vaste : abouriou, cot, gamay, syrah, cépages bordelais.
Ce vignoble minuscule, au nord de Bergerac, fait des blancs demi-secs ou moelleux (entre 8 et 54 grammes de sucre résiduel) au goût de pierre à fusil, devant titrer de 12 à 15%vol. Le sémillon s'y exprime en notes d'acacia ou de pamplemousse, et ce vin s'accorde bien au gras du fromage. La production -qui avoisinait 1.350 hl en 1986- décroît en apparence, mais en réalité c'est parce qu'elle est commercialisée de plus en plus en Côtes de Bergerac.
L'appellation, qui date de 1982, désigne des blancs obtenus à Saussignac, Gageac, Rouillac, Monestier, et Razac-de-Saussignac.
Les cépages admis sont le sémillon, le sauvignon, la muscadelle, et le chenin blanc.
Autrefois appelé Bergerac - Côtes de Saussignac, le terroir de Saussignac est une enclave dans les Côtes de Bergerac. Le vin se distingue des Côtes de Bergerac blancs par sa légèreté, due au chenin. Fin et tendre (il doit contenir au moins 12 grammes de sucre résiduel), il titre de 12,5 à 15%vol.
Consommable jeune, il prend du panache après quelques années, mais il faut le boire, très frais, dans ses dix premières années.
Dans la pratique, il est souvent vinifié avec une teneur en sucre permettant
de le commercialiser en Côtes de Bergerac.
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Bonnes adresses Ch. Court-les-Mûts, à Razac de Saussignac. Fait aussi un bon Bergerac sec (30F le 92). |
Longtemps tombé dans l'oubli, le Bergeracois renaît sous l'influence de nouveaux vinificateurs. Les sols, variés, comportent tantôt des graves, tantôt du calcaire, mais en général les terrains sont argileux, insuffisamment pauvres.
En rouge, la production, issue de merlot, cabernets et
malbec, s'élève à 250.000 hectolitres. C'est un intermédiaire entre
les Cahors et les Bordeaux Saint-Macaire
et Sainte-Foy-la-Grande.
Les rouges de la rive droite de la Dordogne sont plus souples et
relativement plus fins. Ceux de la rive gauche sont plus corsés, plus
colorés, plus tanniques.
L'appellation Bergerac est donnée à des rouges et rosés plus légers que les Côtes de Bergerac, mais devant titrer 10%vol. Alors que les rosés se boivent jeunes, les rouges sont au mieux de leur forme entre 2 et 4 ans.
Autrefois doux, à base de sémillon, le Bergerac blanc est désormais sec, à dominante sauvignon. Il porte l'appellation Bergerac sec. Il doit titrer de 10 à 13%vol et contenir au plus 4 grammes de sucre. Il convient de le boire jeune sur les entrées, ou de l'utiliser pour le Kir ou en cuisine.
Les Côtes de Bergerac peuvent être rouges ou blancs. Le
rouge doit titrer un degré de plus (11 à 13%vol) et est assujetti
à un moindre rendement que le Bergerac.
Ce vin, qui se conserve de 2 à 6 ans et coûte de l'ordre
de 40F, peut accompagner tout un repas.
Les blancs doivent titrer de 12 à 14,5%vol et contenir de 5 à 17
grammes de sucre résiduel. Ils n'ont pas le droit d'employer l'ugni.
Les Côtes de Bergerac moelleux sont des blancs titrant au minimum 12%vol et contenant de 18 à 54 grammes de sucre. Il convient de les boire pour leur cinquième anniversaire.
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A voir : le Musée du Vin et de la Batellerie.
Enclavé dans le Bergerac, au sud de cette ville, et occupant les coteaux qui dominent la rive gauche de la Dordogne, c'est l'un des rares vignobles exposés au nord, où les brumes automnales favorisent l'apparition de la pourriture noble.
Outre Monbazillac, les communes ayant droit à l'appellation sont Pomport, Colombier, Rouffignac, et une partie de Saint-Laurent-des-Vignes. Elles produisent 70.000 hectolitres par an, de vins très liquoreux à boire très frais en dessert, à partir de 2 ou 3 ans, mais qui se bonifient en vieillissant et peuvent se conserver 20 à 30 ans.
Pour la plupart, les vignerons ont abandonné les méthodes traditionnelles, mais les meilleurs emploient les mêmes cépages qu'à Sauternes (sémillon, sauvignon, muscadelle) et, comme à Sauternes, pratiquent des vendanges manuelles. Les tries successives sont devenues obligatoires depuis 1992. Le rendement de base, limité à 40 hl/ha, est souvent de l'ordre de 20 hl/ha dans la pratique. La fermentation, très lente, dure parfois plusieurs mois et produit une importante quantité de glycérine.
Le vin résultant, gras, au parfum de miel et de fleurs, est plus alcoolisé que le Sauternes. Il doit titrer au moins 14,5%vol, et contenir de 30 à 100 grammes de sucre résiduel. Ce très beau liquoreux à l'incomparable parfum de miel, possède une suavité toute particulière.
Tout vin issu de vendanges mécaniques, de même que tout vin n'atteignant pas les 14,5%vol fatidiques, est déclassé en Côtes de Bergerac.
La marque "Taste d'or" désigne des vins mis en bouteilles à la propriété, titrant au moins 15%vol, âgés d'au moins 3 ans.
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Sur la rive droite de la Dordogne, dans le canton de Vélines, cette AOC a été délimitée en 1937. Le terroir est constitué de molasses argilo-calcaires sur socles calcaires parfois lacustres.
Jusqu'à une date récente, il s'agissait uniquement de vins blancs, traditionnellement moelleux ou liquoreux, mais parfois secs aujourd'hui. Les environs de Vélines produisaient aussi du rouge en appellation Bergerac et Côtes de Bergerac, qui pourra désormais porter le label Montravel rouge, le millésime 2001 ayant vu la naissance de cette appellation .
Montravel s'applique à des blancs de plaine, titrant de 10 à 13%vol, secs mais contenant au moins 4 grammes de sucre résiduel, issus de cépages locaux ainsi que de l'ondenc et du chenin blanc, et une tolérance pour l'ugni blanc.
Côtes de Montravel et Haut-Montravel s'appliquent à
des blancs de coteaux, moelleux ou liquoreux, issus uniquement de sémillon,
sauvignon, et muscadelle. A défaut de pouvoir obtenir la pourriture noble,
on récolte les raisins aussi mûrs que possible.
Les vins doivent titrer de 12 à 15%vol, et contenir de 8 à 54
grammes de sucre résiduel. Ils gagnent à vieillir quelques années.
Montaigne, né à Saint-Michel, soutenait qu'"en boire peu et modérément, c'est trop restreindre les faveurs de ce dieu".
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Une quinzaine de communes se partagent ce vignoble de 1.600 ha qui domine la verte vallée du Dropt, et rares sont les domaines s'adonnant exclusivement à la viticulture.
Rouges et rosés sont issus de cabernet sauvignon et cabernet franc, de merlot et de malbec. Les rares rosés doivent être obtenus par saignée. Les rouges peuvent être obtenus soit par la méthode traditionnelle, avec un séjour en cuve de 12 à 18 mois, soit par macération carbonique.
Tous titrent de 10 à 13%vol, mais les blancs (deux tiers de la production totale) sont davantage appréciés. Ils sont issus de sémillon, sauvignon, muscadelle, plus mauzac, ondenc et chenin.
L'appellation Côtes de Duras correspond à des vins rappelant
les Côtes de Bergerac, devant titrer de 10,5 à 15%vol et
contenant 4 grammes ou davantage de sucre résiduel.
Aujourd'hui, les vignerons font surtout du Côtes de Duras sec,
un vin à majorité de sauvignon, qui titre de 10 à 13%vol
et doit contenir moins de 4 grammes de sucre résiduel.
On élabore de plus en plus de vins issus d'un seul cépage, et
mentionnant donc ce cépage dans leur appellation.
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