Aujourd'hui, 32.000 hectares produisent environ 1,5 million d'hectolitres, blancs à 85%, dont les meilleurs sont comparables à leurs homologues autrichiens, hongrois, ou allemands.
Les deux tiers sont dûs à la Slovaquie. La République tchèque fournit le reste, essentiellement grâce à la Moravie, car la Bohème produit très peu.
Face à la région hongroise qui fait le Tokay, la Slovaquie
fait un vin similaire, issu des cépages furmint, lipovina, hárslevelü,
muscat ottonel. Ces vignobles avaient été loués à
la Hongrie par l'ex-gouvernement communiste. Ils sont revenus sous contrôle
slovaque avec le droit à l'appellation Tokay.
Mais il s'agit là d'un tout petit secteur. La Slovaquie produit surtout
des blancs de veltliner et de riesling. Et, plus originalement, des blancs issus
des cépages eserjó et léanyka, autochtones ici et en Hongrie.
Plusieurs petites zones viticoles à une quarantaine de kilomètres au sud de Brno. Grüner-veltliner, riesling rhénan, welschriesling; et aussi sylvaner, traminer, sauvignon, weiss burgunder, et rulandské (variété de pinot gris).
Les meilleurs vins viennent de petits secteurs à une cinquantaine de kilomètres au nord de Prague. Sous un climat froid, 400 ha fournissent des vins secs, assez acides, présentant beaucoup d'affinités avec leurs homologues allemands de l'autre côté de la frontière. Riesling, traminer, et sylvaner en blanc. Blauer burgunder, portugieser, et saint-laurent en rouge.