La Côte Chalonnaise du nord fait mi-rouge, mi-blanc. Les blancs sont à boire en général dans les 4 ans, mais les meilleurs millésimes peuvent vieillir 10 ans. Les rouges des bons producteurs et de bons millésimes peuvent vieillir 6 ans.
En continuant notre voyage vers le Midi, nous rencontrerons les appellations suivantes :
| Année | Qualité et garde |
|---|---|
| 1987 | Année moyenne, garde moyenne. Il y a belle lurette que tout devrait avoir été bu. |
| 1988 | Une année qui a été proclamée exceptionnelle en rouge et en blanc. La vérité, c'est qu'il ne faut pas garder davantage les meilleurs vins, et que les autres devraient déjà être bus. |
| 1989 | Très bonne année dans l'ensemble. Les blancs s'avèrent plus solides que les rouges, mais la plupart des vins sont à boire sans plus tarder. |
| 1990 | Excellente année en rouge. Des vins bien équilibrés, de longue garde. |
| 1991 | Année presque aussi bonne que 1990, mais les vins devraient être bus de toute urgence. |
| 1992 | Bonne année, vins souples et un peu courts, à boire avant 1998. L'aligoté est remarquable. |
| 1993 | Les blancs sont maigres, les rouges sont assez frais et relativement corsés. Le tout à boire rapidement. |
| 1994 | Bonne année en blanc, sans plus. En rouge, c'est la moins bonne réussite depuis 1987. Tout est à boire jeune. |
Cette commune s'est acquise une bonne réputation pour ses vins d'aligoté.
L'aligoté, cépage ordinaire, connait ici sa meilleure réussite.
Depuis septembre 1997, Bouzeron est la seule appellation communale française
désignant exclusivement du vin d'aligoté.
Adresses :
Cette nouvelle appellation régionale (1989) concerne 3.700 ha sur
les meilleurs coteaux de 44 communes de Saône-et-Loire. Mais
seulement 800 ha sont plantés (pinot et chardonnay), dont 700 en
rouge fournissent 40.000 hl.
Lors de la première dégustation d'agrément en 1990,
à peine la moitié des échantillons a reçu
l'agrément... Mais l'épreuve n'est pas de pure
forme : l'appellation Bourgogne est accordée selon
les résultats d'un premier test; il faut passer par une seconde
dégustation et une analyse pour mériter l'appellation
Côte Chalonnaise.
Adresses :
Appellation communale de 485 ha sur Rully et Chagny, fournissant 7.000 hl blancs, et 6.000 hl rouges.
Les meilleurs rouges de Rully ont la finesse et la distinction de
leurs voisins de la Côte de Beaune, avec des arômes de violette et
de fruits mûrs.
A boire entre 2 et 6 ans (parfois 10 ans).
Mais c'est le blanc qui a plus de succès. Sec et fruité,
d'une belle couleur dorée, vif et équilibré, floral et
épicé, il prend facilement la mousse et a été à l'origine
des effervescents de Bourgogne. Sa réussite en vin tranquille est
telle que le Crémant est désormais élaboré ailleurs.
A boire entre 4 et 8 ans.
19 Premiers Crus :
Adresses :
860 ha sur 3 communes : Mercurey, Saint-Martin sous Montaigu, et Bourgneuf Val d'Or.
1.800 hl de blancs qui ne valent pas ceux de Rully, et surtout 27.000 hl rouges, plus réputés.
Le terroir argilo-calcaire donne un vin corsé, ayant de la mâche, de la chaleur, un bouquet prenant de cassis et de terre humide; robuste mais fin, avec une distinction qui le rapproche de certains vins de la Côte de Beaune.
Premiers Crus :
Bonnes adresses :
Le Château de Chamirey :
Le château est une élégante demeure du 17e siècle, dont
la cuverie est classée Monument Historique.
Le domaine s'étend sur 25 ha, répartis en une dizaine de
parcelles dont les plus renommées sont le Clos du Roi, la Mission, le
Clos l'Evêque, en Sazenay, les Ruelles, toutes Premiers Crus ou
en instance de classement. Le domaine joue de la complémentarité des
vins produits par chaque parcelle pour donner au Château de Chamirey
finesse, équilibre, et harmonie.
Le rouge séjourne en fûts pendant 14 à 18 mois, et le blanc
de 8 à 12 mois. Les fûts sont renouvelés par tiers chaque année.
Production totale : environ 120.000 bouteilles.
Les rouges sont puissants et corsés. Les blancs sont plus fruités et
parfumés.
Le propriétaire, marquis de Jouennes d'Herville, est le
gendre d'Antonin Rodet. Et son gendre, Bertrand Devillard, dirige
la maison Rodet, même si celle-ci est maintenant sous le contrôle de
Laurent-Perrier.
380 ha font un peu de blanc (800 hl), mais surtout 7.500 hl d'un rouge plus soutenu que le Rully. Chaleureux, rustique et puissant, il est à boire dans les 5 ans.
Le Givry, encore méconnu, est d'un bon rapport qualité/prix.
Premiers Crus officieux :
Adresses :
440 ha donnent 8.000 hl, exclusivement en blanc.
Quatre communes ont droit à l'appellation : Montagny, Buxy,
Saint-Vallerin, et Jully-lès-Buxy.
C'est à Montagny qu'on a commencé à travailler le
Crémant (Kriter etc.).
Le Montagny se distingue des autres blancs de la Côte Chalonnaise, en particulier du Rully, par sa robe d'or vert et par un caractère plus expressif et plus complet, mais sans doute moins racé. Un subtil arôme d'amande le rapproche des vins du Mâconnais, particulièrement du Pouilly-Fuissé. Mais une partie de l'appellation repose sur de l'argile kimméridgienne, comme Chablis, d'où le rapprochement gustatif que l'on est souvent tenté de faire entre ces deux appellations, avec leurs saveurs mélangées de pierre et de pomme verte.
L'appellation communale simple désigne des vins titrant au plus
11,5%vol avant chaptalisation. Tous les vignobles sont Premiers Crus
dès lors que le vin atteint ou dépasse 11,5%vol (sans chaptalisation).
A boire dans les 4 ans.
Adresse :