La planète-vin / Bordeaux[ Bas de la page | Page précédente | Page suivante | Table des matières ]
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Appellations communales du MédocListracCette appellation, née en 1957, fut popularisée par la Compagnie des Wagons-Lits, qui servait les demi-bouteilles de Grand-Listrac, marque de la coopérative.Elle occupe à la lisière de la forêt landaise des
sols qui plaisent au cabernet, plus sablonneux que les graves bordant
la Gironde. Les Listrac se sont vus attribuer une réputation de vins tanniques, puissants, austères et rudes, dotés d'un rare potentiel de vieillissement, mais qui manquent un peu d'élégance. Et en effet, il arrive encore qu'il en soit ainsi, mais on aurait tort de généraliser : de nos jours, suivant en cela une tendance générale, l'appellation fait davantage de vins relativement plus ronds, bien fruités, et qui tous ensemble présentent une riche palette de nuances. Ce qui ne les empêche pas de demeurer robustes et particulièrement appréciables dans les millésimes marqués ailleurs par une certaine légèreté. A commencer à boire entre 5 et 10 ans. Adresses :
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MoulisL'appellation, née en 1938, concerne la totalité de Moulis plus des parcelles de 6 communes environnantes, dont certaines de Listrac.Plusieurs domaines possèdent de ces parcelles situées sur Listrac mais en appellation Moulis. La situation devient plus confuse lorsque certains domaines font à la fois en appellation Moulis et en appellation Listrac. Courant presque partout ailleurs dans le monde, ce type de situation est très rare en Gironde, où la notion de Cru se confond avec celle de Château. Le sol argileux contient une proportion de calcaire supérieure à la moyenne du reste du Médoc, et convient particulièrement au merlot. Par ailleurs, le petit verdot est employé ici plus que partout ailleurs dans le vignoble girondin. Le vin coloré, corsé et robuste, au bouquet développé et à la saveur accentuée, affiche cependant une grande délicatesse. A boire entre 5 et 10 ans. Sur la quarantaine de propriétés de Moulis, les plus renommées sont :
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Saint-JulienOutre la commune de Saint-Julien-Beychevelle, l'appellation concerne des parcelles de Cussac et de Saint-Laurent-et-Benon. Son sol est constitué de graves moyennes sur socle d'alias.Le Saint-Julien, riche, corsé, au fin bouquet, assure
la transition entre l'élégance des Margaux et la
vigueur des Pauillac.
Saint-Julien détient 11 Crus Classés. Les 3 meilleurs Châteaux sont des Deuxièmes Crus Classés :
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MargauxL'appellation concerne la commune de Margaux et des parcelles de Cantenac, Soussans, Arsac, et Labarde.Le sol est fait de graves maigres sur un socle calcaire et marneux. C'est à Margaux que la couche de graves est la plus profonde en Médoc, et le sol le plus pierreux. Les meilleures zones sont situées sur trois plateaux :
Les Margaux allient délicatesse et finesse, distinction et souplesse, et ont un arrière-goût persistant de cassis, vanille, ou de cèdre. Le Margaux est dû à 75 producteurs, dont 21 Crus classés et une quinzaine de Crus Bourgeois. Les 21 Crus classés dont l'appellation se flatte détiennent à eux seuls deux tiers de la surface plantée, et se répartissent comme suit : Dix Crus Classés à Margaux même :
et Ch. Cantenac-Brown [10-25]; tous deux issus de la division de Boyd;
Parmi les Crus Bourgeois :
Ch. Dubiguon est un 3e CC disparu : ses vignes ont été rachetées par les Châteaux Margaux, Palmer, et Malescot Saint-Exupéry. Ch. d'Arsac, qui avait perdu le droit à l'appellation Margaux, l'a regagné par décision du Conseil d'Etat. 65 hectares, dont 20 plantés, ont ainsi été reclassés en Margaux le 8 septembre 1995. Le Syndicat Viticole de Margaux a fait appel. A suivre... |
PauillacL'appellation concerne la commune de Pauillac (où 9 ceps sur 10 sont classés), et des parcelles de Saint-Estèphe, Cissac-Médoc, Saint-Sauveur, et Saint-Julien-Beychevelle.Les sols de graves sont caractéristiques du Haut-Médoc, mais moins profonds qu'à Margaux. Il s'agit de graves sablonneuses sur socle d'alios, où le cabernet sauvignon règne en maître. Les Pauillac associent la fraîcheur du fruit, la sécheresse du chêne, la subtilité et le corps, à un nez de cassis avec une pointe de bois aromatique et un soupçon de douceur. Ils sont corsés, puissants, charpentés, ce qui n'exclue cependant ni la finesse, ni la distinction, avec un bouquet délicat. Rappelons qu'à part Ch. Margaux, les Premiers Crus Classés médocains sont tous à Pauillac :
Comme Ch. Mouton-Rotschild et Ch. Clerc-Milon, il appartient à Philippe de Rotschild (ne pas confondre avec les Rotschild banquiers qui possèdent Ch. Lafite-Rotschild et Ch. Duhart-Milon). NB : le Château abrite la Maison du Vin de Pauillac. |
Saint-EstèpheLe sol de la commune est moins caillouteux que celui de Pauillac. Il est fait de graves garonnaises mêlées de sable et de marnes argilo-calcaires.Les vins de cette appellation sont finement bouquetés, capiteux, plus acides et tanniques que ceux de Margaux, Saint-Julien, et Moulis, mais cependant moins que ceux de Listrac. Saint-Estèphe détient 5 Crus Classés. Les
trois Châteaux les plus renommés sont :
Les autres Châteaux sont caractérisés par une matière dense et tannique, et par une grande longueur en bouche. Parmi eux :
L'appellation possède de nombreux bons Crus Bourgeois dont certains mériteraient de figurer parmi les Crus Classés :
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